dimanche 24 août 2014

Pouvoirs et responsabilités, face au partage équitable des richesses


Le policier français de la brigade des stups soupçonné d’avoir subtilisé 52 kg de cocaïne aurait, selon la télévision française, 7 appartements et chose bizarre personne ne s’est rendu compte ! Comment ce fonctionnaire s’est-il enrichi ? Si les faits sont avérés, la réponse à ces questions se trouve dans le pouvoir dont ce policier est investi et la responsabilité de sa hiérarchie.
A partir de ce fait divers, vous pouvez aisément deviner les raisons de la persistance d’importantes disparités sociales au Maroc.
Afin de mette la lumière sur quelques voies et moyens devant mener, au moins partiellement, aux réponses aux questions sur les inégalités sociales qui « préoccupent la patrie ou les citoyens[1] » et abordées par le souverain marocain dans son discours du trône de 2014, cet article traitera du pouvoir en tant que richesse immatérielle, de la responsabilité des stratèges dans la définition des projets et de quelques réformes à entreprendre pour un partage équitable des richesses.
Mais auparavant, comment la vraie richesse s’est-elle développée au Maroc ?
Un principe économique simple, veut que pour créer de la richesse, il faut permettre à certains citoyens de s’enrichir et devenir par la suite la locomotive de l’économie. Au Maroc ce principe s’est appliqué en 3 étapes :
Certains colons, à l’indépendance, ont récompensé leurs salariés marocains, en leur cédant, à des prix symboliques les biens qu’ils avaient obtenus, d’une manière ou d’une autre. Des récipiendaires, ont su fructifier leur patrimoine et grimper dans l’échelle sociale pour devenir par la suite des notables.
En 1973, la marocanisation du commerce et de l'industrie, la récupération des terres des colons, la refonte du code des investissements et surtout l’application de la règle qui exigeait la participation des marocains au capital de toutes les sociétés étrangères, ont permis une ascension fulgurante d’une frange de notre société. Ainsi, les vrais entrepreneurs ont acquis une expérience appréciable sur l’économie moderne alors que les prête-noms et les opportunistes sont devenus des rentiers en bénéficiant de biens communs.
« Des commis se sont retrouvés courtiers en assurances, des serveurs patrons de restaurants, des garçons, à peine dégrossis, ont eu entre les mains des bars, brasseries qu’ils ont vite fait de transformer en tripots. [2]»
L’abolition de cette loi en 1983 a vu naitre des pôles structurant de l’économie marocaine.
La loi sur la privatisation votée en 1989 et mise en œuvre de manière effective en 1993, a donné à notre économie une dimension internationale tout en allégeant les charges du budget de l’état.
Si l’esprit louable de cette démarche était de doter le Maroc d’une économie forte et d’aspirer à la prospérité relative pour toutes les classes sociales, il n’en demeure pas moins que certains indélicats ont su tirer profit des tares de ce système, engendrant par-là d’importantes disparités sociales.
En dépit d’une conjoncture économique et géopolitique internationale peu favorable et de la non-résolution du conflit du Sahara, notre pays, sous la conduite de ses souverains, a enregistré une amélioration notable des conditions de vie de ses citoyens et s’est distingué par  un progrès appréciable dans tous les domaines : l’économie, l’agriculture, les institutions politiques, la gestion des affaires religieuses, la politique étrangère, la sécurité, le social...n’en déplaise à certains pessimistes nationaux et à certains détracteurs internationaux.
Cependant, nous ne voilons pas la face, tout observateur avisé peut aisément relever les écarts sociaux qui écornent l’image du Maroc. Que faut-il faire donc pour redresser cette situation ?
C’est aussi le constat fait par le roi du Maroc, à l’occasion de la fête du trône de 2014. Il a d’ailleurs posé, « en toute franchise, avec sincérité et objectivité[3] », les questions dont les réponses sont susceptibles de conduire à la prospérité et gommer les disparités dans la répartition des richesses :
« Nos choix sont-ils judicieux ? Quelles sont les actions à accélérer, rectifier ou réajuster ? Quels sont les chantiers et les réformes à mettre en route ?[4] »
La réponse concise et concrète à ces questions se trouve dans l’accélération du rythme d’application de manière rigoureuse des principes de la gouvernance. De facto, notre démarche visant la prospérité pour tous, sera rectifiée et réajustée en fonction de la gravité des inégalités sociales
« La gouvernance n’est pas un slogan ou des généralités mais bel et bien une méthode de gestion des deniers de l’état ou de l’entreprise. C’est une approche coordonnée et holistique qui oblige l’organisation à définir ses objectifs, le rôle de chacun de ses membres et les résultats attendus de la réalisation des projets et institue la responsabilité individuelle à tous les échelons.[5] »
Sans dérouler toutes les étapes de la gouvernance publiées dans un article le 05/10/2013, Je vais aborder uniquement un volet de la richesse immatérielle, lié à toutes les formes de pouvoir, et la responsabilité dans le contrôle et le choix judicieux des options stratégiques.

Le pouvoir en tant que richesse immatérielle.

Tout détenteur de pouvoir : Le pouvoir politique, juridique, législatif, financier, religieux, sécuritaire, médiatique... est rémunéré par la société d’une manière légale. De ce fait, les fonctionnaires et les salariés perçoivent des rétributions pécuniaires à la fin de chaque mois. Soit ! On peut toujours ergoter sur le niveau de ces rémunérations.
Le ministre, le gouverneur, le juge, le directeur, le policier… de par leurs fonctions ont en plus, droit à des égards et à de la considération de la part de leurs concitoyens. Voilà une richesse, cette fois intangible et honorable, dont ils bénéficient et qui leur ouvre légalement beaucoup de portes.
Néanmoins, les détenteurs de pouvoirs peuvent être tentés de monnayer leurs prérogatives, constituant des richesses immatérielles. Par exemple, des responsables, dans l’exercice de leurs fonctions, s’ils ont eu connaissance des zones qui seront irriguées par un nouveau barrage ou des lieux d’implantation d’une nouvelle usine ou zone urbaine, peuvent commettre un délit d’initié, favorisant par-là, leurs familles ou ceux qui sont disposés à payer cette information capitale pour se procurer ces domaines. De la sorte, ils privent les petits agriculteurs ou les petits propriétaires d’un avantage qui aurait pu changer en mieux la vie de nombreuses familles nécessiteuses. Subséquemment, toutes les règles de la gouvernance seront piétinées. Et une classe d’indélicats, se voit grimper l’échelle sociale et se trouver aux avant-postes, donnant aux jeunes générations, le mauvais exemple du respect des valeurs universelles de probité et d’équité. La voracité de ces rapaces, sans foi ni loi, devient avec le temps sans limites et accentue les altérités sociales flagrantes.
C’est ce volet du pouvoir, que je considère comme une richesse immatérielle, que nous devons nous tous, tout faire pour encadrer son usage et combattre ses abus. Et à juste titre, le chef du gouvernement marocain, usant d’une métaphore, a qualifié de « #démonset crocodiles », tous ceux qui détournent cette richesse à leurs profits.
Les détenteurs de pouvoirs qui s’enrichissent à vue d’œil, sans que leurs chefs puissent se rendre compte, est un manquement incontestable aux règles élémentaires de contrôle de gestion, exigées par la gouvernance.

La responsabilité des stratèges dans la définition des projets

Le contrôle est une responsabilité des chefs aux niveaux élémentaires, intermédiaires et stratégiques. Ce contrôle permet de renforcer les règles de compétitivité instituées. Règles qui doivent être justes et connus par les différents acteurs et entrer dans le processus de création de la richesse. Agir ainsi, ne fait qu’encourager l’égalité des chances entre citoyens, éloigner la corruption, le népotisme et l’incompétence et édifier une société basée sur le mérite.
La responsabilité au niveau stratégique est encore plus grande dans la sélection des options stratégiques devant créer et répartir les richesses de manière pérenne et équitable.
Au demeurant, l’assurance d’un choix gouvernemental judicieux, repose sur deux conditions sine qua non : D’une part, un laboratoire d’idée, un think tank, proactif, technique et apolitique, au plus haut niveau, qui à partir d’une formulation claire de l’intention du dirigeant réfléchit et propose les choix stratégiques possibles, devant créer les richesses matérielles et immatérielles et mener les marocains vers la prospérité. Et d’autre part, un pouvoir politique qui, en toute connaissance de cause, décide et assume ses choix.
La responsabilité au niveau de ces deux conditions se matérialise par : la désignation de membres émérites au think tank, et ensuite par la prise rapide de décision finale quant aux options à mettre en œuvre.
Si depuis plus de dix ans, les gouvernements successifs avaient eu le courage politique de solutionner le problème du système de retraite, le Maroc n’aurait pas aujourd’hui, à payer une lourde facture, due à l’attentisme et l’incertitude générés par les gouvernants. La plupart des scénarios proposés par les comités techniques est valable. Pourquoi, loin de toute bisbille politique, ne pas en choisir un scénario et l’appliquer, quitte à le faire évoluer par la suite en rectifiant et réajustant ses clauses au fur et à mesure.
Car les acteurs économiques, générateurs de richesses, pour la relance de l’économie ont besoin, dans tous les domaines, de signaux forts sur l’engagement du gouvernement, loin de tout attentisme et incertitudes.

Les réformes à entreprendre

Certes, c’est légitime de vouloir inclure toutes les richesses du Maroc dans les critères de classement mondial reflétant sa position réelle dans le concert des nations. Il s’agit en fait que de statistiques que l’on peut interpréter à sa guise en faveur ou en défaveur d’une thèse.
Seulement, c’est la réalité du terrain qui compte.
Ayant écris ces premières lignes, avant le 20 aout 2014, je suis réconforté dans mon analyse par le discours du roi à l’occasion du l’anniversaire de la révolution du roi et du peuple, qui disait :
« …Nous veillons à ce que le développement économique aille de pair avec l'amélioration des conditions de vie du citoyen marocain. En effet, Nous ne voulons pas d'un Maroc à deux vitesses : Des riches qui bénéficient des fruits de la croissance et s'enrichissent davantage, et des pauvres restés en dehors de la dynamique de développement et exposés à plus de pauvreté et de privation[6] ».
Et ajoutait :
« …la patrie appartient à tous. Le devoir commande que tous les Marocains, individuellement et collectivement, s'impliquent fermement et résolument dans la défense de l'unité de leur nation et s'investissent dans le processus de développement de leur pays ».
La défense de l'unité de nation dans les domaines sécuritaires, politiques, médiatiques…dieu merci, est une cause qui unifie quasiment tous les marocains de tous bords. Cependant, l’investissement dans le développement par contre, pêche par l’attentisme, l’incertitude, le corporatisme, l’opportunisme et les calculs politiques qui font perdre au Maroc du temps et des moyens nécessaires pour s’ériger en pays émergeant.
L’attentisme : Étant donné que, les prérogatives de chaque individu de la hiérarchie ne sont pas écrites et les responsabilités ne sont pas clairement définies, comme le stipule la gouvernance, il y a peu ou pas d’initiatives du tout. Du Chaouch au ministre tout le monde attend les directives d’en haut pour se prémunir, le cas échéant, de l’arbitraire et des coups fourrés. Un climat de peur s’installe donc et l’audace se meurt.
L’incertitude : lextrait ci-après, du discours du souverain marocain à l’occasion du 60ème anniversaire de la révolution du roi et du peuple, concernant le système éducatif marocain, en est une parfaite illustration de godilles :

« …il n’est pas raisonnable que tous les cinq ans, chaque nouveau gouvernement arrive avec un nouveau plan, faisant l’impasse sur les plans antérieurs, alors qu’il ne pourra pas exécuter le sien intégralement, au vu de la courte durée de son mandat »
  Le corporatisme : chacun dans sa corporation fait un peu trop fi du bon sens. Les routiers s’insurgent quand le prix du carburant augmente et bloquent la circulation pour défendre leurs intérêts, sans se soucier des nuisances causées aux autres pans de l’économie. De même pour les boulangers, les pharmaciens…c’est légitime de défendre sa corporation, toutefois exprimer des doléances raisonnables, tenant compte de l’intérêt suprême du pays, c’est faire montre d’un sens élevé de patriotisme.
L’opportunisme : les prestations, dans tous les domaines, sont fournies ou pas seulement en fonction des intérêts des prestataires. Souvent, des textes règlementaires ne voient le jour que s’ils sont bénéfiques à leurs initiateurs. Tout autour de nous, des énergumènes sont toujours là à l’affut d’occasions pour profiter des failles du système au détriment de la morale.
Les calculs politiques : l’exemple sur la réforme des régimes de retraite, cité plus haut, en est le parfait exemple de calcul politique qui entrave le processus de développement du Maroc.
En conséquence, « Quels sont les chantiers et les réformes à mettre en route[7] » pour réduire les disparités sociales : Le constat est fait, les écueils sont connus et les études font légion.
Le marocain comme tous les autres êtres humains, a besoin d’emploi, de droits, de dignité et de liberté. Il est donc en quête de justice sociale, telle qu’elle est définie par les Nations Unies :
« La justice sociale est fondée sur l’égalité des droits pour tous les peuples et la possibilité pour tous les êtres humains sans discrimination de bénéficier du progrès économique et social partout dans le monde. Promouvoir la justice sociale ne consiste pas simplement à augmenter les revenus et à créer des emplois. C’est aussi une question de droits, de dignité et de liberté d’expression pour les travailleurs et les travailleuses, ainsi que d’autonomie économique, sociale et politique[8] ».
La réforme de la justice marocaine et l’application stricte de la gouvernance, sont deux chantiers d’une importance capitale dans les réformes mises en route. Il faut entreprendre rapidement et sans hésitation un changement des cadences de ces deux réformes, afin d’assurer aux citoyens des droits, de la dignité et de la liberté. De ce fait, un environnement propice au développement est créé, dans tous les domaines politiques, économiques…
 S’agissant de l’emploi, le site Doing Business[9] contient tous les critères entrant dans l’amélioration du climat des affaires au Maroc. Un environnement économique sain, est une garantie pour drainer l’investissement et créer l’emploi et générer la richesse escomptée.
A la lumière des statistiques et des études nationales et internationales publiées, il faut avoir le courage et la volonté politique de passer à l’action. Osons ! Osons ! Ayons de l’audace et de la rigueur !
« Tout ce que tu peux faire ou rêves de faire, entreprends-le. L'audace est porteuse de génie, de pouvoir et de magie [10]».
  L’entreprise Maroc réussira inéluctablement et afin « d’atteindre les plus hauts sommets et de se mettre au diapason des nations avancées[11] », elle doit agir vite et agir avec l’esprit d’entreprenariat. Restons alerte pour défendre les constantes immuables de la nation. Consolidons nos acquis institutionnels. Domptons le volet intangible du pouvoir. Responsabilisons encore plus les acteurs politiques, économiques…Sortons de l’attentisme, de l’incertitude, du corporatisme, de l’opportunisme et des calculs politiques qui entravent la marche de notre cher pays, vers le progrès et la prospérité de ses citoyens. Telles sont les réformes à engager pour gagner ce défi.
 « Tant que nous ne nous engageons pas, le doute règne, la possibilité de se rétracter demeure et l’inefficacité prévaut toujours [12]».



[1] Discours du trône 2014
[2] Jamal Berraoui La Vie économique du 25/02/2005
[3] Discours du trône 2014
[4] Discours du trône 2014
[5] Article de l’auteur sur http://sekiat.blogspot.com/
[6] Discours à l'occasion du 61ème anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple. 20 août 2014 - LE MATIN
[7] Discours du trône 2014
[8] http://www.un.org/fr/events/socialjusticeday/background.shtml
[9] http://francais.doingbusiness.org/data/exploreeconomies/morocco/
[10] The Scottish Himalayan Expedition, 1951”, W.H. Murray http://pissenlitsgenereux.blogspot.com/
[11] Discours à l'occasion du 61ème anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple. 20 août 2014 - LE MATIN
[12] The Scottish Himalayan Expedition, 1951”, W.H. Murray http://pissenlitsgenereux.blogspot.com/


jeudi 31 juillet 2014

Moyen-Orient : Y a-t-il une solution de paix ?



La réponse par l’affirmative à cette question est possible en intégrant, à toute proposition de paix, des données géographiques et historiques de la région.

La crise actuelle au Moyen-Orient (MO), trouve ses origines dans le découpage opéré au MO par l’accord Sykes-Picot(1916) et les frontières des entités créées, fixées par la Société des Nations, lors de la Conférence de San Remo (1920).

Les intérêts économiques, des pays vainqueurs de la première guerre mondiale, ont prévalu, sur toute autre considération, pour créer des états sur la base de chimères. En cherchant assurément à trouver un équilibre impossible : entre des tribus bédouines pénétrées de traditions ancestrales, entre des religions sujettes à des schismes et entre les intérêts des puissances régionales et mondiales convoitant la manne pétrolière.

Depuis lors, les tribus, les religions et le pétrole, sont devenus des leviers entre les mains des acteurs politiques et économiques, agissant au MO, pour défendre leurs intérêts, au détriment des valeurs humaines.

A mon avis, le triptyque, les droits de l’homme, la démocratie et la bonne gouvernance, représente probablement la seule alternative possible pour stabiliser cette région.

Comment : en gommant l’aspect tribal ou racial, en formant des entités laïques garantissant la liberté de culte pour tous et en instituant la bonne gouvernance dans l’exploitation des richesses.

Ce concept se matérialise sur le terrain par la création ou la restauration de trois états au MO, à savoir :

1.    La République du Grand Liban (phéniciens), englobant le Liban et la Syrie ;

2.    Le Royaume d’Iraq (Mésopotamie) sur le territoire de l’Iraq actuel ;

3.    Le Royaume de Jordanie (Palestine) formé de la Jordanie actuelle, des territoires palestiniens et d’Israël.

Les libanais et les syriens ont une expérience appréciable d’un régime républicain et trouveront aisément l’équilibre nécessaire pour former un état démocratique, laïc et multiconfessionnel. Par contre, les deux autres états, dans leur histoire récente, n’ont connu de paix relative que sous la conduite de rois fédérateurs des races, des tribus et des religions.

Les monarchies seront héréditaires et les gouvernements seront issus des urnes, à travers des compétitions électorales libres, crédibles et démocratiques, entre des partis politiques structurés et imprégnés de valeurs universelles.

Afin d’éviter la dilution des responsabilités et obtenir plus facilement une majorité claire, le nombre des partis politiques sera limité à trois, pour chaque pays : Un parti libéral, un parti social-démocrate et un parti conservateur.

Du coup, ce schéma conduira inéluctablement à une stabilité politique, à des institutions garantissant les droits de toutes les composantes nationales et à une répartition équitable des richesses. Et partant la sécurité et la paix régneront fort probablement au sein du MO, car les droits du chrétien, du juif, du musulman, du kurde, de l’arabe, de l’agnostique, du copte, du chiite, du sunnite …seront assurés.

Cette solution n’est pas la panacée mais une base de discussion d’un brainstorming devant conduire à la paix, si les acteurs majeurs, nationaux et internationaux, sont prêts à explorer des solutions innovantes.


PS : même si ce blog est dédié exclusivement aux affaires internes du Maroc, il parfois utile d’aborder sa sphère de préoccupations externes.

dimanche 17 novembre 2013

التعليم، والطبابة، والعدالة، نعمة أم نقمة



“إنمـا الأمـم الأخلاق مـا بقيـت                فإن هم ذهبت أخلاقـهم ذهبــواً”
أحمد شوقي

التعليم، والطبابة، والعدالة ليست القمصان التي ُتغير مع الفصول، أو مواضع للحراك السياسي ولكن ينبغي بالتأكيد أن تكون مجالات تسود فيها الأخلاق والقيم أكثر من أي مجالات أخرى. لأنها ركائز لبناء دولة قوية وديمقراطية وأيضا أساس التقدم أو الانحطاط في أي بلد ما.
 ولا يقتصر تعريف هذه الميدان على معناه الضيق بل الشمولي.  فلا ينبغي أن نختزل التعليم في دور المعلم فقط، والطبابة في دور الطبيب، والعدالة في دور القاضي. بل نأخذ بعين الاعتبار جميع أولئك الذين يعملون ضمن نطاق ذلك الاختصاص. على سبيل المثال، فالطبابة تشمل: الطبيب، وطبيب الأسنان، والصيدلي، وفني المختبر، والممرض، وتقني المعدات الطبية، وإداري المستشفى

jeudi 14 novembre 2013

L’éducation, la médecine, et la justice entre bénédiction et catastrophe



“إنمـا الأمـم الأخلاق مـا بقيـت                فإن هم ذهبت أخلاقـهم ذهبــواً”
أحمد شوقي 

 L’éducation, la médecine, et la justice ne sont pas des chemises que l’on peut changer au gré des saisons, ni des sujets de joutes politiques mais certainement des terrains ou l’éthique et les valeurs doivent prévaloir plus qu’ailleurs. Ils sont les piliers de l’édification d’un état fort et démocratique. Ils sont aussi à la base du progrès ou du déclin d’un pays.

mardi 5 novembre 2013

هل وجدت الدبلوماسية المغربية ضالتها؟



أي دولة تحترم نفسها لديها استراتيجية وطنية واضحة المعالم، وتتماشى مع إمكاناتها وطموحات شعبها.
طبقاً لتوجهات الاستراتيجية الوطنية، وبحكم الواقع توضع خيارات استراتيجية في الحقول الدبلوماسية والاقتصادية والعسكرية والثقافية، الخ.
وبخصوص الاستراتيجية الدبلوماسية، قد يكون الدبلوماسي سلبياً ويكتفي في مهامه بالقيام بأعمال قنصلية محدودة أو يقوم مرغماً بردود فعل على الأحداث قدر ما يستطيع أو قد يكون ذا استباقية في خلق الحدث الذي ينسجم مع المصالح والاتجاه العام للبلد.

samedi 2 novembre 2013

La diplomatie marocaine a-t-elle retrouvé son maillon faible ?




Tout pays qui se respecte a une stratégie nationale claire et en adéquation avec ses potentialités et avec les aspirations de son peuple.

À partir des orientations de la stratégie nationale, est développée de facto une option stratégique par domaine : diplomatique, économique, militaire, culturel, etc.

S’agissant du volet diplomatique de cette stratégie, le diplomate peut être passif en se contentant d’une mission consulaire restreinte, réactif en réagissant uniquement aux événements quand il le peut ou proactif en créant l’événement lui-même en fonction des intérêts et des directives générales du pays.

mercredi 23 octobre 2013

Rumeur, fuites, propagande et politique



« La communication est une science difficile. Ce n'est pas une science exacte. Ça s'apprend et ça se cultive. »
Jean-Luc Lagardère

Le gouvernement Benkirane 2 est finalement formé et un enseignement particulier est à tirer de cet exercice politique : la communication gouvernementale soit qu’elle est défaillante, soit qu’elle est vraiment exceptionnelle.
Tout le long du processus de formation du nouveau gouvernement, on a vu de la rumeur, des fuites et de la propagande. Ces phénomènes communicationnels ont fait le gras des médias et surtout ceux en ligne. Le chef du gouvernement avait annoncé après des semaines et des semaines d’attente qu’il y aura des surprises dans la mise en place du gouvernement. Effectivement, il y avait des surprises, pour le commun des mortels.
Ou il aurait été dans le flou absolu et ses sorties médiatiques ainsi que celles de ses alliés sont juste pour éteindre le feu et il aurait subi les événements et aurait réagi en conséquence, ou bien il aurait maitrisé la situation et aurait eu un contrôle sur la communication.

mardi 15 octobre 2013

Quelles sont les propositions pour l’amélioration et la mise à niveau de notre système éducatif et de formation marocain ?


« À notre chère jeunesse, nous disons garde tes vertus d'optimisme, de dynamisme, de créativité, d'ouverture et de fidélité aux valeurs sacrées de ta patrie. Garde la tête haute, les yeux au ciel et les pieds sur terre, il n'y a nulle raison au pessimisme, au négativisme, au découragement ou à l'égarement »
Feu sa Majesté Hassan II
Discours du Trône (3/3/99)

Tout en gardant les pieds sur terre, je pense que notre système d’éducation et de formation a besoin d’un léger lifting suite à certains problèmes inhérents à toute notre administration. Seulement, l’éducation, la santé et la justice sont des secteurs déterminants dans l’analyse des perspectives de réussite d’un pays dans l’avenir.

Les propositions d’amélioration et de mise à niveau de notre système éducatif et de formation 

« Une analyse de l'état d'avancement de cette réforme est en cours de préparation et sera prochainement publiée ». Cette phrase tirée (le 14/10/13) du site du Ministère de l’Éducation Nationale, montre bien qu’il n’y a pas de pilote à bord.

samedi 12 octobre 2013

Quels sont les acquis du système d'éducation et de formation marocain qui doivent être consolidés ?


« En effet, il n’est pas raisonnable que tous les cinq ans, chaque nouveau gouvernement arrive avec un nouveau plan, faisant l’impasse sur les plans antérieurs, alors qu’il ne pourra pas exécuter le sien intégralement, au vu de la courte durée de son mandat »

Sa majesté le roi Mohammed VI

Partant de cette citation prise du discours de sa majesté le roi Mohammed VI à l’occasion du 60ème anniversaire de la révolution du roi et du peuple, cessons de changer de cap au gré du vent et consolidons d’abord l’acquis. La réforme entamée n’est pas mauvaise, mais elle est perfectible.

Quels sont les acquis du système d'éducation et de formation marocain qui doivent être consolidés ?   


  •  La perte du temps et des moyens pour refaire un autre diagnostic des dysfonctionnements du système éducatif et de formation marocain, n’est pas raisonnable. Les maux sont connus, il suffit de voir les documents ci-après :

jeudi 10 octobre 2013

Quels sont les dysfonctionnements majeurs du système éducatif ?

« La très grande majorité des cadres aux commandes du pays aujourd’hui, sont des produits de l’école marocaine ».
« L’école ne peut pas éduquer, assurer des emplois et expliquer tous les maux de notre société… »
Meziane BELEFQIH

Après l’appel à consultation, lancé par le Conseil Supérieur de l'Enseignement, sur la situation actuelle et les perspectives du système national de l’éducation de la formation et de la recherche scientifique, de par mon cursus de formateur, je pense qu'il temps d'agir.
Sans polémiquer, sans parti pris et sans se perdre dans les dédales de la prose pour diagnostiquer les maux connus de notre système éducatif et de formation (SEF), je vous réfère à quatre documents publics qui, à plus de 90%, vous énumèrent tous les dysfonctionnements de l’école marocaine.

samedi 5 octobre 2013

C’est quoi donc la bonne Gouvernance ?


La gouvernance n’est pas une panacée, c’est seulement un outil qui pousse le management à être orienté résultat.

De temps en temps un mot est à la mode. Les jeunes et les politiciens nous étonnent par le recours à un vocabulaire nouveau et même parfois bizarre. Et voilà, qu’avec le projet du millénaire des Nations Unies, nos politiciens utilisent fréquemment une antienne « la bonne gouvernance ».
Appliquer la bonne gouvernance est un grand souhait. Mais c’est quoi donc la gouvernance ?
C’est un concept qui a été initié par la Banque Mondiale afin d’aider les pays à gérer de manière rationnelle les ressources humaines, naturelles et financières dont ils disposent. En outre et compte tenu de la globalisation, la Banque Mondiale a adopté le concept de la gouvernance pour faire face aussi aux problèmes engendrés par la concurrence au niveau mondial.
La gouvernance n’est pas un slogan ou des généralités mais bel et bien une méthode de gestion des deniers de l’état ou de l’entreprise. C’est une approche coordonnée et holistique qui oblige l’organisation à définir ses objectifs, le rôle de chacun de ses membres et les résultats attendus de la réalisation des projets et institue la responsabilité individuelle à tous les échelons.
Après avoir définit la gouvernance et ses conditions de réussite, cet article déroulera le processus de la gouvernance et traitera des moyens d’analyse de l’efficacité d’une institution.